Les emplois

Economie verte et éléphants roses :les emplois « verts » ne sont qu’un rêve . 

Les postures et les slogans qualifient souvent les objectifs de l’écologie politique comme créateurs de centaines de milliers d’emplois, chaque jour nous montre le contraire dans notre pays, et pour les promoteurs de cette idéologie , le réveil sera difficile car leur aveuglement est total. 

L’industrie éolienne devait sortir des initiatives de l’Etat avec Areva et Alstom , il ne reste plus rien de cette ambition , ce n’est pas de cette façon que l’industrie fonctionne, l’Union Soviétique nous a montré comment on peut périr avec de bonnes intentions . 

L’usine d’hydroliennes de Cherbourg , ou du moins son matériel, a été mise en vente le 14 février, fin de l’histoire de ces mastodontes imaginés par des bureaux d’études éloignés des réalités marines.

Tous les petits industriels de panneaux solaires ont été balayés par l’importation massive de matériel Chinois, imbattable au niveau des prix 

Le contribuable est chargé de promouvoir le véhicule électrique tandis que les batteries viennent toutes d’Asie alors que c’est l’essentiel du cout . On annonce donc une initiative « étatique » européenne pour construire « deux usines », une en France et l’autre en Allemagne…sur quelles techniques, on ne sait pas, l’essentiel est la posture, pas la réalité, et pendant ce temps on fait la promotion des importations . 

Lorsque l’on veut implanter des éoliennes en mer , on vante les emplois créés, mais ceux-ci ne sont pas dans l’industrie, pas plus dans la maintenance et on finit par ne les espérer que dans la phase de construction et de transport maritime entre les installations et la terre ferme. La seule consolation viendra des royalties que toucheront les municipalités du littoral pour …soigner les ambitions locales. 

On ferme la centrale nucléaire de Fessenheim par idéologie et non par nécessité technique, et l’on étudie des programmes de reconversion très hypothétiques qui ne réussiront qu’avec un argent massif du contribuable. Pour lui c’est double peine, on se sépare d’une installation payée et rentable pour payer encore les conséquences de cette mauvaise décision en créant artificiellement des emplois sauvant la face des décideurs. 

On est frappés de constater que toutes ces orientations ont pour conséquences la disparition d’emplois en proférant le contraire . 

Tout d’abord l’attaque frontale contre l’électricité d’origine nucléaire a conduit à la promotion couteuse des énergies renouvelables considérées comme propres et « gratuites » , à savoir l’éolien et le solaire , laissant de coté la seule énergie renouvelable pilotable, c’est-à-dire non intermittente, à savoir l’hydraulique . La conséquence ce sont des subventions aux promoteurs du renouvelable payées d’abord par les clients, puis par les contribuables taxés par la hausse du prix des carburants. Mais c’est aussi un renchérissement du prix de l’énergie électrique pour les industriels à qui on annonce cette année une augmentation des tarifs allant jusqu’à 25% ! Il sera difficile de dire qu’entamer ainsi la compétitivité de l’industrie est bon pour l’emploi. 

On a beaucoup « décidé » sur les fossiles, voulant éradiquer le charbon , éliminer la prospection et la production pétrolière et gazière et remplacer dès que possible les véhicules thermiques par des véhicules électriques .

Pour le charbon, on a vu que la première conséquence a été le déménagement de l’activité charbon d’Alstom vers …la Suisse, premier grand succès, suivi par la fermeture programmée des 4 dernières centrales électriques dont une au moins travaille sur l’écologie depuis 5 ans en remplaçant une grande partie du charbon par des déchets ligneux. Qu’en serait-il de l’emploi ? Pas l’ombre d’un doute , « climat d’abord « , alors que ces centrales fonctionnent en pointe et ont un impact négligeable sur le gaz carbonique produit par le pays ! Mais une religion est une religion, il faut la suivre même si elle fait commettre des bêtises.

La prospection pétrolière et gazière était faible en emplois, sauf si on se mettait à étudier sérieusement gaz et pétrole de schiste, on parle de 50 000 à 100 000 emplois avec un redressement certes limité mais réel de la balance des importations nationales. Balayée cette idée, dans l’unanimité des sauveurs de la planète …et de l’emploi…tant qu’on peut l’imputer sur le contribuable ! Malgré toutes les larmes versées tous les jours sur le problème du chômage, personne n’ose plus évoquer ce point ! 

Que dire de la multitude à l’assaut des 30 millions d’automobilistes qui osent utiliser encore un véhicule thermique ! Elle fait vivre un demi-million d’emplois dans l’industrie automobile nationale et donc une bonne partie de l’économie, sans compter ceux de l’industrie du raffinage et des logistiques associées . Faire disparaitre le diesel sans tambour ni trompette, c’est tuer une partie du tissu industriel national, est-ce 30 000, 50 000 emplois ? sans doute, mais on le verra à l’autopsie , hélas, et ceux qui hurlent aujourd’hui prendront tranquillement l’avion pour aller en vacances avec le sentiment d’avoir bien travaillé pour la planète en oubliant que leur voyage est très producteur du gaz carbonique dont ils voulaient nous préserver ! 

On peut aussi avoir le souvenir des problèmes de l’industrie nucléaire, moins importante que celle de l’automobile mais qui se chiffre aussi en centaines de mille d’emplois directs, elle peine à se redresser et n’a pas besoin des coups de boutoir incessants des sauveurs de la planète qui n’ont pas encore admis qu’elle avait une issue bas carbone . 

Ce qui ressort de ce bref constat c’est que forcer ce que l’on appelle la « transition énergétique » mène tout droit dans le mur en termes d’emplois industriels dans notre pays. Nous avons peut-être raison de souhaiter une accélération , mais si notre industrie ne suit pas , nous allons mourir dans nos certitudes et nous n’empêcherons pas la planète de mourir également  si c’est la crainte que nous avons. Qu’il faille lutter contre les gaspillages, c’est certain, qu’il faille miser sur un meilleur mix énergétique, qui peut en douter, qu’il faille dépolluer les villes, personne n’est contre, mais que ceci doive se faire à marches forcées avec des diktats de jeunes gens incompétents et prétentieux qui mettent directement le pays dans la tombe, cela n’est plus admissible. L’urgence nationale, elle vient des territoires et elle est industrielle, il faut faire croitre le gâteau pour que chaque part permette à chacun d’en gouter . Tuer notre appareil industriel fragilisé avec une politique énergétique généreuse et stupide ne nous mène nulle part. La révolte des ronds- points a montré que les taxes sur l’énergie étaient dans le contexte actuel insupportables, elles proviennent d’une mauvaise analyse scientifique, technique, industrielle et économique, mais satisfont une idéologie de la décroissance (non assistée). Cette mauvaise idée a des gourous, des adeptes, des défenseurs chevronnés, , elle vient de montrer son échec car elle ne s’accroche pas à la réalité du moment présent. Les rapports le montrent , par exemple au 21èmesiècle, le nôtre,  « le charbon étend encore sa suprématie mondiale » , la demande de charbon en Inde va tripler d’ici à 2040, elle ne fait que plafonner en Chine, pas encore la décroissance annoncée. La Chine consomme 50% du charbon mondial et elle est engagée d’ici à 2025 dans un programme de construction de nouvelles centrales. Nous nous trompons d’époque et de planète, nous voulons aller vite là où tous les autres avancent pas à pas . 

Soit nous acceptons la compétition mondiale et nous en déduisons que notre politique d’accélération n’est pas adaptée, soit nous effectuons un retour vers le protectionnisme en estimant qu’il est notre devoir de « sauver notre bout de planète contre tous les autres affreux » , mais nous ne pouvons pas espérer survivre dans un environnement  en nous fixant des contraintes que pas un autre pays ne veut imiter . La politique énergétique actuelle fait disparaitre des emplois qui se créent ailleurs, elle n’est donc pas adaptée à un pays en pleine crise sociale . 

10 Comments on “Les emplois”

  1. Longue page sur le thème les emplois …. bravo à l’auteur le résumé est hélas juste et réel je cite : nous nous trompons d’époque et de planète, nous voulons aller vite là où tous les autres avancent pas à pas …. ( Oui !! je vous donne raison )

  2. Je suis entièrement d’accord avec ce que vous écrivez. Cependant je pense (je crois ?) qu’il est nécessaire de freiner puis d’inverser la tendance à la hausse de la concentration de CO2 dans l’atmosphère. Quelles solutions proposez vous ? Accroître le nucléaire ? Le solaire ? MDI.

  3. @Marc
    Ne vous laissez pas leurrer par la propagande lyssenkiste en faveur du dogme du réchauffement climatique anthropique. Elle ne repose que sur de la pseudo-science, celle du résumé pour les décideurs, document sans aucune valeur scientifique, mais qui sert de référence mondiale en ce qui concerne le réchauffement climatique anthropique. Le CO2 est diabolisé, considéré comme un polluant, alors qu’il est gaz de la Vie sur Terre, car il est nécessaire à la photosynthèse, merveilleuse invention de Dame Nature. Son taux actuel de 410 ppm (0,04% de l’air) est bénéfique pour la végétation et il favorise le rendement des récoltes, donc il participe à la réduction de la faim dans le monde. Le taux de 410 ppm est faible au regard des 600 derniers millions d’années : il a été de 2000 ppm en moyenne, avec un pic de 8000 ppm au Cambrien, sans que cela n’entraîne un réchauffement cataclysmique et irréversible, ce qui met à mal les thèses hypothétiques du GIEC.

    Voici les observations, et elles divergent de ce que la propagande nous raconte.
    La TMAG (température moyenne annuelle globale) est quasiment stable depuis le début des années 2000, malgré une inflation de nos émissions de CO2. Selon les mesures satellitaires UAH et terrestres Hadcrut4, il n’y a quasiment plus de réchauffement depuis début 2000, malgré une inflation de nos émissions de CO2. La pente de la droite de tendance est d’environ 0,1°C par décennie.
    http://www.woodfortrees.org/plot/uah6/from:2002/plot/uah6/from:2002/trend/plot/hadcrut4g

    Enfin, les projections multidécennales des modèles numériques, malgré de fortes divergences entre elles, sont toujours dans le catastrophisme et le réchauffement terrifiant. Or, elles divergent de plus en plus des observations, ce qui veut dire que leur crédibilité est nulle, au mieux très faible. Se baser sur leurs projections multidécennales pour justifier des politiques aux coûts pharaoniques et à l’efficacité nulle, aux frais de ménages et des entreprises, cela procède de l’idéologie, de l’aveuglement, voire de la bêtise criminelle.

  4. Voici les 5 critères qui permettent d’identifier une vaste opération de désinformation
    Critère n°1 : Unanimité de tous les médias et de tous les politiques, voire de toutes les institutions internationales
    Critère n°2 : Surinformation sur un aspect de la question, omerta sur les autres
    Critère n°3 : Tous les bons d’un côté, tous les mauvais de l’autre
    Critère n°4 : Acquiescement de l’opinion débouchant sur une psychose collective.
    Critère N°5 : Refus d’accepter les observations dérangeantes et la controverse scientifique.
    Le réchauffement climatique anthropique et la politique énergétique associée satisfont à ces 5 critères. Quod Erat Demonstrandum…
    Dans le domaine scientifique, l’esprit critique, le scepticisme et la controverse sont des vertus. Mais en climatologie et en production d’électricité ce sont des tares. Curieux, non ?

  5. L’esprit critique, la controverse sont des vertus cardinales en Sciences, et la remise en cause permanente des théories est à la base de la crédibilité de ces mêmes théories. Mais tel un citoyen lambda, devant la complexité de la question « CO2 », je cherche à la simplifier (sans devenir simpliste) pour me choisir une course d’action personnelle. La question essentielle que je me pose est: la concentration de CO2 est-elle un facteur important dans l’évolution du climat ? Il me faut répondre par oui ou par non. Il n’y a pas de position intermédiaire, tant l’action est manichéenne comme l’écrivait Malraux par exemple.

    La réponse n’est pas simple, car on peut humainement considérer au moins quelques facteurs influant en sens contraires, comme par exemple: oui il augmente l’effet de serre, mais il augmente l’activité de photosynthèse et donc de recapture, oui il se dissout dans l’Océan mais l’acidifie (par endroits), oui il se réintroduit dans les sols, mais à quelle vitesse, oui … mais …..

    Devant l’absence de l’équation aux dérivées partielles indiscutable qui permettrait d’effectuer des simulations signifiantes et donc de répondre scientifiquement à la question, il me faut choisir sans certitude.

    Pour ma part je choisis de penser qu’il vaut mieux ne pas ajouter (trop) de CO2 issu d’activités humaines (hors métabolisme !) si cela est techniquement possible et surtout économiquement viable pour moi, c’est-à-dire pour mon système social, c-à-d pour la France.

    Est-ce techniquement possible dans le domaine énergétique ? Oui. Le Soleil nous envoie 11 000 fois les besoins énergétiques de l’humanité tout entière (tels que mesurés par BP, par exemple) et les moyens de captation existent.

    Est-ce économiquement viable ? Les coûts de la captation de l’énergie reçue du Soleil par différents moyens font également l’objet de controverses, leur appréciation est éminemment humaine et ils subissent des biais considérables dus eux aussi à la composante émotionnelle de l’activité économique. En revanche ce qui est certain, c’est que vouloir créer dans ce cadre un îlot de « vertu énergétique » à un coût supérieur à celui que notre position concurrentielle (française) dans le Monde nous permet de soutenir, c’est courir à un suicide collectif.

    Ma conclusion pour ce qui concerne l’électricité : porter dans des conditions économiques acceptables l’hydraulique à son maximum, le solaire à son maximum, et le nucléaire à son maximum. Eliminer le fioul et le charbon (c’est fait). Réduire les capacités autres (dont le gaz) en stockant massivement les énergies sans CO2 pendant les heures creuses pour les restituer aux heures de pointe.

    Pour les autres générateurs d’émissions de CO2, il y a du travail.

    Mais dire aujourd’hui »hui que les émissions de CO2 ne sont pas un souci, c’est faire à mes yeux de citoyen preuve d’autant de manque de fondement scientifique que ceux qui professent le contraire. Et c’est aussi se condamner à être inaudible, et donc inefficace.

    Pour être efficace il me semble nécessaire non pas de vouloir aller contre une opinion maintenant largement dominante, mais d’utiliser cette croyance en l’orientant dans le sens de la raison économique. Par exemple en rapatriant en France la production de panneaux solaires à haut rendements, tels que ceux mis au point en Allemagne (Fraunhofer) avec un rendement de 41% (avec ensoleillement direct) contre 25% en Chine.

    Toute autre idée d’action est la bienvenue.

  6. @ Marc
    Je vous recommande de lire le dernier ouvrage du physicien François Gervais : l’urgence climatique est un leurre. Vous verrez que, pour un physicien non dogmatique, ouvert, honnête, le CO2 n’a quasiment pas d’action mesurable sur la température. Je vous invite aussi à aller régulièrement sur le site de l’Association des Climato-Réalistes, qui est un des derniers ilots de bon sens et de raison dans notre monde devenu fou à cause du dogme du Réchauffement Climatique Anthropique et de ses conséquences désastreuse sur les politiques énergétique.

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