Un peu d’air frais cela fait du bien !

Alors que s’enlise le monde politique, et pas seulement en France, quelques bonnes nouvelles de l’industrie ne font pas de mal ! Et les résultats annoncés par Schneider Electric font partie de ce bon air frais qui annonce des lendemains printaniers !

Dans « la bataille de l’industrie » j’avais signalé le cas particulier de cette grande société électrique française dont les dirigeants avaient emménagé à Hong Kong pour se rapprocher des marchés. Comme on le sait je n’aime pas l’idée qu’il faille émigrer pour réussir, mais je pensais qu’il était bon de comprendre pourquoi une telle décision avait été prise et quelles en étaient les conséquences pour l’avenir de l’industrie française si cette démarche s’avérait judicieuse. Toujours dans le même livre, la dirigeante de Sonepar, les grands distributeurs mondiaux de matériel électrique, Marie-Christine Coisne-Roquette, disait à la fois son attachement à la France et son admiration à l’égard du dirigeant de Schneider Electric, Jean-Pascal Tricoire.

Force est de constater que les résultats sont là, à la fois financiers et techniques, et que le pari est réussi ! » La stratégie de repositionnement vers des produits connectés, de services, de logiciels…conduit Schneider Electric parmi les meilleures sociétés au monde pour sa supply chain qui, grâce à la digitalisation, améliore considérablement son efficacité et le service rendu à nos clients « . Pour réussir la révolution digitale il fallait donc avoir des clients ouverts, Schneider Electric les a trouvés en Asie !  Il fallait une transformation de l’outil industriel et des produits pour satisfaire les besoins du futur, le dynamisme était là-bas, pour réussir il fallait émigrer !

J’ai, toujours dans le même ouvrage pris l’exemple de Technip qui avait besoin pour ses opérations pétrolières de se rapprocher du dynamisme du domaine, les USA, c’est fait désormais avec la fusion Technip-FMC.

Est-ce à dire qu’’il nous faut tous émigrer, certes non, mais si les clients nationaux ne veulent pas utiliser les ressources du numérique issues des société françaises, c’est, effectivement, une émigration technique massive qui se prépare et les apôtres de la fin du travail auront raison…mais seulement en France ! L’industrie existera encore, les usines et les ateliers, les machines, avec des ouvriers et des concepteurs, des services et des logiciels, il y aura du travail encore et toujours si on veut accepter que la transformation technique de nos entreprises doive s’accélérer et si on la prépare avec une explication des transformations sociales qu’elle implique. Je sais que je n’ai pas la réputation d’être patient, mais dans les domaines que je connais un peu, la lenteur est ahurissante, et le dynamisme est effectivement asiatique et transatlantique. Rien ne le justifie, sinon l’arrogance de quelques cerveaux bornés à certains endroits névralgiques.

Cet air frais venant d’Asie et de ces français qui y sont installés doit nous permettre de réfléchir, de préparer l’avenir en utilisant nos outils et en refusant qu’ils périssent.

Cette semaine encore   on a considéré qu’il ne fallait pas que Ficantiéri, l’entreprise de l’Etat Italien ne devienne majoritaire dans « nos « Chantiers de l’Atlantique. Cela n’a guère intéressé nos politiciens perdus dans des luttes picrocholines, mais c’est une bonne nouvelle, il faut maintenant nourrir de numérique nos chantiers navals !

Et puis, finalement le Chef de l’Etat a fini par ne plus se prendre pour le directeur du matériel de la SNCF (ni pour le chef de Gare) et c’est la SNCF qui devrait commander les fameuses rames TGV qui vont « sauver ? » Belfort et elles ne rouleront plus sur de vieilles voies à faible vitesse ! Une fois de plus, si la digitalisation en profitait pour rentrer aussi dans Belfort comme elle le fait en Asie, il y aurait peut-être des lendemains qui chantent ! Mais pour cela il faut que Bruxelles soit d’accord avec la solution retenue !

Enfin il faut profiter des bonnes nouvelles , il y en a trop peu.

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