Au cours des prochains mois, alors que la dislocation de beaucoup d’industries s’accélère, je veux à la fois souligner les alternatives stratégiques permettant au pays de ne pas abandonner ces secteurs essentiels de son patrimoine, mais aussi donner des exemples de réussite et de développement d’industriels français dans la ligne de mon dernier ouvrage « la bataille de l’industrie ».
J’interviendrai sur ce site, de façon régulière et au cours de l’année 2016, je vais aussi faire un tour des territoires où je compte de nombreux souvenirs de sites industriels que j’ai dirigés et qui sont souvent aujourd’hui en grande difficulté.
La France ne pourra pas survivre sans industrie, mais pour continuer à espérer, il faut réagir après avoir bien compris pourquoi nous en sommes arrivés là, et en montrant que des industriels avisés peuvent réussir.
LFP

Il ne faut pas se tromper

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Biographie

  • Né le 21 septembre 1943 à Brest (Finistère), marié, 3 enfants. 
  • 1967 Diplômé de l’Ecole Nationale Supérieure d’Ingénieur de Grenoble (INPG). 
  • 1968 Université du Missouri.
  • 1969 – 1981 Délégation Générale à la Recherche Scientifique et Technique.
    • Chargé de Mission Urbanisme Transports.
    • Conseiller chargé de la Recherche Industrielle.
    • Chef du Service du Fonds de Recherche.
    • Conseiller du Directeur Général de l’Anvar. 
  • 1981 – 1982 Directeur de Cabinet du Ministre de l’lndustrie Pierre Dreyfus. 
  • 1982 – 1986 Président Directeur Général de Rhône-Poulenc. 
  • 1987 – 1988 Consultant International. 
  • 10/1988 – 05/1989 Chargé d’une mission d’étude sur l’avenir de l’industrie chimique, pharmaceutique et pétrolière française, auprès de Roger Fauroux, Ministre de l’industrie et de l’Aménagement du Territoire. 
  • 28/06/1989 – 03/08/1993 Nommé par F. Mitterrand comme Président-Directeur Général d’Elf Aquitaine. 
  • 06/1992 – 20/12/1995 Président de l’Ecole Nationale Supérieure de Création Industrielle. 
  • 04/08/1993 – 02/01/1996 Président de Gaz de France. 
  • Décembre 1995 – 18/07/1996 Président de la Société Nationale des Chemins de Fer Français (SNCF). 
  • 1997 – 2003 Consultant International – Energy and Transport Consulting. 
    • Président de l’Association Europe et Entreprises.
    • Fondateur et vice président du groupe Mialet. 
  • 2005 – 2010 Effectue pour le compte du Groupe Pilatus des expertises pétrolières et minières au Moyen-Orient, en Afrique et au Canada
  • A partir de 2010 Reprise de ses activités de conseil en Energie et Industrie
  • 2010 – 2014 Conseiller du Président d’EDF
  • 2011 Création de Koil-Congo à Brazzaville et étude de projets aux Congos, en RCA, en Cote d’ivoire, en Ethiopie, tout en prenant part aux dossiers des sociétés énergétiques françaises en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique.

On nous cache la vérité sur les combats qui sapent notre industrie. Travestir les recules en victoires, c’est mentir. Accuser la finance, c’est se dérober. Suggérer que la France peut céder le contrôle de la production de bien sans en souffrir, c’est tromper. Or cette guerre de l’industrie avertit Loik Le Floch-Prigent, la France est tout près de la perdre. Parce que ses dirigeants ne l’ont pas livrée. Au grand jour, ils proclament la mobilisation générale. En coulisse, ils désarment et hissent le drapeau blanc. Pour l’ancien président de Rhône-Poulenc, d’Elf, de Gaz de France et de la SNCF, il faut cesser ce pitoyable double jeu.

Revenant sur l’histoire de l’industrie française, ponctuée de réussites, de faillites, de redressements et de rechutes. Loik Le Floch-Prigent rappelle nos fleurons disparus : Pechiney, Compagnie Générale d’Electricité, Arcelor, Comptoirs Lyon-Allemand, Rhône-Poulenc. Il diagnostique les errements stratégiques des états-majors. Mais la casse se poursuit. En atteste le sort d’Alstom, des Ciments Lafarge, d’Alcatel. Partout s’étendent les friches industrielles. Nos créateurs, ingénieurs et techniciens sont obligés de chercher leur salut hors de nos frontières.

Et pourtant, cette guerre de l’industrie, la France peut la gagner. Loik Le Floch-Prigent explique à quelles conditions  et selon quels modèles. Sur la foi de son expérience, mais aussi des témoignages recueillis auprès d’industriels courageux qui malgré l’hégémonie américaine et les bas salaires des pays émergents, portent haut nos couleurs. Chacun des ces grands ou petits patrons, connus ou méconnus, indique ses stratégies et solutions gagnantes.

En effet, à condition de s’affranchir de l’obscurantisme administratif, la France dispose de suffisamment de ressources et de compétences, détermination, audace et goût du risque pour réussir le ressaisissement tant attendu.

« La France est une Californie qui s’ignore » Assez de promesses sans frais ! Seule l’exemplarité est digne de foi.

4 ème de couverture